Exposition : peintures de Sylvie Colon et Bernadette La Marle
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Rêveries vagabondes
Les peintres Sylvie Colon et Bernadette La Marle, imprégnées de nature, rassemblent leurs rêveries contemplatives dans une exposition commune.
L’une la tête dans les nuages, l’autre les pieds sur terre, toutes deux puisent leurs inspirations au fil de promenades en pleine nature.
Il y a les paysages que l’on voit, et ceux que l’on se crée.
Les paysages célestes et terrestres des deux artistes s’apparentent à ceux que l’on s’invente.
Leurs paysages nés de vagabondages, de rêveries, offrent des refuges immersifs qu’elles nous donnent à partager à travers cette présentation de leurs deux univers.
Au dessus de l'horizon
Fugitifs, legers, colorés, les nuages se devoilent à longueur de journée . Au détour d'un virage, en ouvrant les volets, le ciel et ses nuages sont là.
C'est avec cet intérêt, des caisses de pigments en stock, des rouleaux de papier à encoller, et des brosses de façadier, que j'ai commencé à peindre avec envie.
Voir lentement surgir ou défiler le paysage, à pieds, en voiture, en bateau...en avion même
S'étonner de sa mouvance, des brumes qui l'effacent,de la lumière qui le mange ou l'expose,
Suivre des yeux le serpentin d'une route, la voir monter au sommet des hauteurs Disparaitre et rebondir sur le vallon d'en face, attise ma curiosité et mon émotion.
Un tas d'images amusantes tournent dans ma tête , parfois trop vite pour les saisir...
Alors que commence la balade imaginaire dans les nues inconues . En peignant, je découvre.
Sylvie Colon
Dépaysages
Exploitée, domestiquée, aménagée, la nature est façonnée.
Restent cependant quelques espaces préservés, particulièrement en montagne.
Depuis quelques temps, je puise mon inspiration sur les sentiers de ces mondes à part.
Non pas pour en reproduire la beauté, mais pour ressentir le basculement dans l’imaginaire qu’ils suscitent.
Sur les chemins de ces univers à l’abri de la civilisation, l’esprit s’abandonne dans la nature immersive : on est chez soi, dans ses rêves.
Dans la solitude des songes, le vagabondage du corps et de l’esprit opère une transformation de la réalité naturelle en monde unique et secret.
Dans le cadencement de la marche, la traduction des espaces traversés en émotions atmosphériques subjectives devient automatique et jubilatoire.
Mettant mes pas dans ceux, innombrables, qui au fil du temps ont tracé les chemins, je traduis songes et rêveries en peinture et dépaysages.
Bernadette La Marle
